La bronchiolite est une pathologie virale épidémique qui touche 500 000 enfants par an en France.
Elle a été appelée à tort bronchite asthmatiforme bronchiolite alors que c'est ni un asthme ni une pathologie de la seule bronchiole. Souvenons nous de la communication d'André Heneke dans le Journal des Agrégés en 1984 qui dénonçait déjà cette absurdité étymologique. La dénomination actuelle recommandée est Bronchopathie aigue dyspnéisante saisonnière du nourrisson.
Bronchiolite et kine respi
La kiné respi a une place essentielle dans ce traitement ceux d'autant plus vrai alors que l'on connaît les pathologies pouvant nous induire en erreur comme l'asthme du nourrisson et les RGO (Rejet Gastro Oesophagien).
Comme la bronchiolite n'est pas une simple atteinte de la bronchiole, la BPCO n'est pas la panacée universelle de la bonne compréhension des maladies virales.
Nous pouvons noter que cette même bronchiolite peut avoir des incidences catastrophiques bien mal dissimulées.
Les BPCO (Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive) touchent 100 000 personnes / an en France.
Il faut savoir que les personnes ayant fumé plus d'un paquet de cigarettes par jour pendant 20 ans se trouvent de ce même fait dans la série des BPCO. Nous déplorons l'absence de la terminologie dans les BPCO ne nous permettant pas de faire un diagnostic répondant clairement au niveau d'obstruction, raison pour laquelle la kinésithérapie a une place difficile à faire.
Les BPCO concernent aussi les personnes atteintes d'asthme, d'obstruction pulmonaire due à des crachats, atteints de trouble aérodigestifs (alcool). Elles compliquent les stratégies thérapeutiques de la même manière que le diabète.
Le masseur kinésithérapeute est à même de participer au diagnostic et à la thérapie en pratiquant de la rééducation respiratoire.
Avec l'apparition des nouvelles pathologies comme la mucoviscidose, étiquettée en 1936/1946 par Dorothée Andersen et Gustavo Fanconi relayés par Farber (1942) nous a fait prendre conscience de l'importance de l'encombrement dans l'évolution des affections respiratoires.
En effet à l'Hôpital Necker 69 malades diagnostiqués avant 1 an avaient comme pronostic de vie 5 ans, la kiné respi mise en place des techniques qui ont offert 90% de survie à 7 ans et nous a amené la preuve alors que la médecine avait peu progressé du bien fondé du choix des techniques que nous préconisons encore aujourd'hui. La kiné respi a toujours comme objectifs immédiats de désencombrer ses patients et à favoriser la distribution ventilatoire.
Il ne faut pas oublier la place prépondérante de la kiné respi dans les services de réanimation, chez les prématurés et dans les différentes greffes.
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